Enedis «La réalité virtuelle est notre avenir »

Enedis a confié à Farsight la réalisation d’une application permettant de valider le savoir-faire des techniciens sur la maintenance des compteurs Linky. Retour sur la démarche mise en place par Enedis pour arriver à une solution finalisée. 

La première démarche d’Enedis de Bretagne était d’inclure un maximum de collaborateurs dans sa transformation digitale. Pour cela Nicolas Viel le chef de projets numériques nous a proposé de présenter un exemple concret de réalité virtuelle lors des «midis du numérique», ateliers dédiés aux innovations digitales.

Farsight fait tester son application chez enedis

De la découverte à l’idée

Les collaborateurs qui participaient à ces ateliers (agents de terrain ou managers) se sont immédiatement projetés sur les possibilités nouvelles qu’offraient la réalité virtuelle. Grâce à une démarche participative, Nicolas Viel a rapidement obtenu des équipes d’Enedis des idées d’usages et de scénarios autour des problématiques liées à la maintenance des compteurs Linky.

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Des besoins à l’outil

La sécurité, la qualité du service public et attirer des collaborateurs compétents sont des enjeux majeurs pour Enedis. Les besoins exprimés dessinaient les contours d’un outil orienté recrutement. Cet outil avait pour objectifs d’évaluer, de faciliter la tâche des recruteurs, rendre encore plus attractif Enedis et de développer l’image innovante de l’entreprise.

La contenu de cette application de réalité virtuelle a été cadré par André Charlot, responsable du campus de formation pour la région Bretagne.

Du conseil à la réalisation

Farsight a développé l’application en lien étroit avec les formateurs et recruteurs d’Enedis en intégrant les différentes demandes, en y apportant son expertise et son expérience en matière de scénarisation, d’ergonomie et de performance technique.

Cette collaboration, en mode agile, a permis de livrer une première version de l’application en à peine trois mois.

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D’aujourd’hui à demain

Afin d’être dans une démarche progression continue, nous accompagnons Enedis pendant tout le cycle de vie de cet outil. Nous continuons à dialoguer avec les équipes d’Enedis qui ont un premier retour d’expérience et apportons à l’application des améliorations ergonomiques et y ajoutons de nouveaux scénarios.

 

Le Numiscope, la réalité augmentée à la Monnaie de Paris

 

 

Farsight est fière de compter une de ses réalisations dans la nouvelle exposition du 11 Conti : le Musée de la Monnaie de Paris.

Inauguré le 30 Septembre 2017 par Bruno Lemaire, ce Musée propose aux visiteurs de découvrir les procédés de fabrication des pièces et médailles, et présente une collection de trésors uniques.

La monnaie de Paris souhaitait proposer à ses visiteurs d’interagir avec certaines de ces pièces iconiques. La manipulation de disques de réalité augmentée permet de retrouver sans risques cette symbolique de la manipulation de la monnaie. Lorsque les visiteurs manipulent les pièces, ils voient s’afficher des répliques en 3D devant eux. Cet affichage en grand permet d’apprécier tous les détails. Chacune des 13 pièces du Numiscope a son histoire propre qui est résumée.

De plus, les pièces comportent des points d’intérêt que le visiteur peut activer pour afficher des détails supplémentaires sur la pièce.

Cette application est le fruit de la collaboration de Farsight et de l’agence de médiation culturelle Opixido.

La photogrammétrie : un travail de reconstitution exigeant

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Les pièces ont été modélisées par Farsight grâce à la photogrammétrie, une technique de Scan3D principalement utilisée par les archéologues pour l’archivage du patrimoine ancien.

Cette expertise, que nous avions déjà utilisée pour la reconstruction de réacteurs d’avion à destination d’un simulateur de maintenance, est un composant très important de nos travaux. En effet les applications de réalité virtuelle et réalité augmentée doivent pouvoir restituer des environnements et objets existants, les plus réalistes possibles pour garantir la meilleure expérience utilisateur possible.

 

Patrimoine et culture, un domaine friand d’expériences 3D interactives

Aujourd’hui on ne voit plus une exposition, un seul musée, sans qu’on puisse découvrir des expériences numériques interactives.

Les scénographes et conservateurs ne s’y trompent pas : il faut des medias nouveaux pour attirer de nouvelles populations. Les jeunes et les enfants en particulier sont très friands d’expériences nouvelles, et là où les bornes tactiles accusent déjà un retard sur la technologie qu’ils peuvent utiliser à la maison ou à l’école, les technologies de réalité virtuelle et augmentée leur proposent un véritable bond dans le futur, au service d’un message éducatif qui trouvera ainsi facilement sa cible.

La réalité virtuelle et la réalité augmentée sont le prochain moteur de ces innovations dans le secteur culturel, car elles proposent aux visiteurs les expériences les plus intenses qu’on puisse proposer dans le cadre du partage de connaissance. Le visiteur devient acteur, il peut réellement vivre l’histoire qui lui est racontée.

 

Le learning show, entretien avec Pierre Berthou

Membre fondateur de l’association Le Learning Show

Learning Show 2017 à Rennes

Qu’est ce que le Learning Show ?

Le monde de la formation est en pleine transformation. Une transformation accélérée avec les effets de la digitalisation mais aussi par des attentes nouvelles des utilisateurs et par un cadre législatif qui évolue.

C’est dans ce contexte que le Learning Show a été créé avec pour objectif de regrouper des acteurs de la formation venus de différents horizons, responsables formation d’entreprises, formateurs, startup des Edtech, universitaires, instituteurs.

La base line de l’évènement :  « déformater la formation » en favorisant les rencontres, les échanges et l’apprentissage autour de l’innovation pédagogique le tout saupoudré d’une bonne dose de digital.

Farsigth en démonstration au Learning Show - Rennes 2017

Qu’a permis cet évènement de manière générale ?

Cette première édition a été beau un succès ! L’évènement a affiché complet une semaine avant la clôture des inscriptions ce qui confirme que l’attente était  forte.

Il a  accueilli 220 participants sur les deux jours, une trentaine d’ateliers autour de trois grands domaines, le retour d’expérience, les solutions digitales et des éclairages sur des sujets divers, deux conférences, deux tables rondes et un hackapitch lors duquel des startup ont pu répondre à un besoin exprimé par la société Evocime (Groupe SVP).

Pendant deux jours, les participants ont vécu des expériences immersives au travers les ateliers proposés car notre idée était de rendre les gens le plus actifs possible.

Ensuite, ils se sont ouverts l’esprit par les échanges, par les rencontres notamment lors des moments de networking.

Enfin, beaucoup en sont sortis en comprenant mieux les changements en cours, ils ont été confortés par le fait que la formation était et resterait un métier profondément axé sur l’humain et que le Digital était une formidable opportunité de se transformer.

Farsigth en démo avec les participants du Learning Show à Rennes

Quel rôle a jouté Farsight pendant l’évènement ?

Il était important de montrer comment la réalité virtuelle permet d’apporter des réponses nouvelles. En effet, la réalité virtuelle permet de faire des gestes et de les analyser.

Jusqu’à présent, on validait les acquis principalement par des quiz. Cette méthode, si elle est efficace lorsqu’il s’agit de valider des connaissances, l’est beaucoup moins lorsque l’on doit valider une technique, une série de gestes.

Nous avons montré lors d’un workshop qui a regroupé une quantaine de participants comment on formait une peronne à l’apprentissage de l’usinage.

Les applications sont multiples : apprendre à se servir de machines, appréhender les risques dans des milieux hostiles, tout peut être simuler avec des utilisateurs en immersion totale.

 

Comment voyez-vous la formation de demain ?

La transformation  se joue à différents niveaux :

Dans les offres d’abord qui vont continuer à se diversifier et toucher de plus en plus directement le salarié ou le demandeur d’emploi.

Dans les modèles économiques qui vont changer en même temps que les modes de financement et de  consommation de la formation.

Beaucoup d’organismes vont disparaitre au profit d’organisations plus grandes et plus structurées avec des directeurs de centres qui deviendront des entrepreneurs à part entière.

Ces  organismes de formation « nouvelle génération »  proposeront  des lieux plus adaptés, plus conviviaux qui faciliteront les différentes modalités d’apprentissage, de l’apprentissage collectif à l’apprentissage individualisé avec en compléments des offres digitales très abouties.